1945

(De Rosetti à Jacquier)

12 janvier 1945

Cher Monsieur Jacquier,

Je n’ai plus depuis bien longtemps de vos nouvelles. M. Mărgineanu m’assure qu’elles sont excellentes . Je vous souhaite une bonne année, qui puisse nous ramener la paix.

Avez-vous reçu le Bulletin XI ? Je vous l’ai envoyé par la poste. Dans l’attente , je vous envoie un second exemplaire. Les extraits, existent – mais , pour le moment, je ne puis les aller chercher. Vous les recevrez un peu plus tard.
J’attends avec impatience votre contribution au BL,XII. Dès que M.__ me remettra sonmanuscrit, je mettrai une partie de l’ouvrage sous presse. Votre article et c.a serait, donc , les bienvenus.
J’ai l’intention d’écrire un livre, en roumain , intitulé Filosofia cuvântului , élargissement du mat. Je prépare un ouvrage, en français, sur les lois phonétiques. Ma grammaire est sous presse, en 2e édition. J’écris, maintenant, le t-VI nom istioa lb.rom.

Enfin, nous allons reprendre les cours, dans le local du lycée __, car le notre est impropre. Mais les bibliothèques ne pourront _ que plus tard.

Que faites-vous de votre doctorat. Simple formalité, mais faites-là ! Avec l’espoir de lire bientôt votre article et c-a.

Je suis votre bien cordialement dévoué.


(De Rosetti à Jacquier)

23 Février 1945

Cher Monsieur Jacquier,

Je profite de l’amabilité de m. Cianciolo pour vous envoyer ces quelques lignes, accompagnés de l’ouvrage de __ qui vient de paraître, dans la collection de notre société. J’ai bien reçu votre lettre du 7 janvier. Comme tout ce qui vient de vous celle m’a vivement intéressé.
Je suis tout à fait de votre avis, coté universitaire. _, à notre faculté, je travaille de mon mieux pour éliminer les nullités et compromis (ça va de paire, le plus souvent!) et y faire entrer les valeurs nouvelles. Il y a peu de chances pour de nouvelles créations. Ainsi, pour __, qui attend depuis des années, dans l’enseignement secondaire, nous demandons la transformation d’une conférence d’allemand. La chose est en train. Je suis à me demander comment faire pour vous trouver une place ici ? Je vais y penser plus activement les jours à venir.
Si nous réussissons à faire passer la loi du conseil supérieur de la recherche scientifique, alors il y aura des possibilités pour publier les œuvres de nos amis ; et aussi pour subventionner leurs travaux.

Sur ce qui concerne vos envois pour le Bulletin, je vous serais extrêmement obligé de vous les faire parvenir au plus vite. Vos «  fautes » pourraient faire un volume de notre collection. Qu’en pensez-vous ? Si oui, dites-le moi . De toute manière, tout ce que vous m’enverrez ira sans retard à l’impression.

Il faut trouver une solution pour vous et vous arracher au milieu de Sibiu et, surtout, à vos traductions. Je souffre de savoir vos dons si mal employés !

A Timisoara, il n’est pas question, pour le moment, de créer une faculté de lettres. C’est toujours ici qu’il faudra trouver. Mais pour le moment, nous n’avons pas encore la maîtrise de notre conseil, mais ça viendra !

Je suis, cher monsieur Jacquier, votre bien amicalement dévoué.

Nb : Dernière minute .Le rabin Halevy vous demande de créer ici, un institut d’études orientales (sémitique). La chose vous intéressera peut-être !


(De Rosetti à Jacquier)

23 juillet 1945

Cher Monsieur Jacquier,

Je viens de relire votre lettre du 13 juin. Je vous envoie, ce jour-même, ma dépêche. J’ai bien reçu votre article – encore merci – mais pas encore la 2è note promise et le c.r.. Dans votre lettre précitée, vous me dites devoir les confier à madame Jaquier, qui devait se rendre ici. Vous avez dû sans doute, renoncer à ce projet. Mais j’ai reçu par la poste, des épreuves de Silviu (de Madame Fradea). Veuillez donc envoyer de ce moyen de transport, car l’impression du BL est bien retardée !

Je suis tout à fait d’avis qu’il vous faut venir ici, ou vous renforcerez mes rangs bien clairsemés. Une conférence de linguistique française me semble très bien trouvée, pour vous.

Je me fais fort de faire passer la proposition dans notre conseil de Faculté, en automne. Évidemment, toutes les démarches pour ce faire sont longues. Mais j’ai réussi, pour Bych (son décret vient de paraître a l’officiel ; maître de conférence, de philologie roumaine). Pour vous ce sera encore plus facile.
Je vous _ qu’il serait utile de nous rencontrer, à ce propos. Vous pourriez me téléphoner (__ : 234-69), pour nous voir ici. Je viendrais bien a Siviu, si l’auto de la Fondation pourra être remise en marche, mais les difficultés de logement me font hésiter. Si toutefois la chose est possible, ce sera pour moi un plaisir de vous venir voir chez vous.

J’ai parlé a Basile de vous. Il appuiera mon rapport pour la conférence, en automne. J’ai bien reçu votre revue et vous ai écrit ( avez vous reçu mes lignes?) au sujet de votre c.a. Encore merci.

La 2ème édition de ma grammaire a paru, et je vous l’envoie. Pour la 3è édition je compte tenir compte de vos remarques et introduire une stylistiques proprement dite.

Je vous fais part des bonnes nouvelles télégraphiques reçues tout récemment :

De Paris : Benveniste, Unbegann, Straka, le Dr Rivet sont en bonne santé.

De New York : Leo Spitzer, __ et G.Bonfante vont bien

Je n’ai pas de nouvelles de Kurytourig (Livouv).
Je crains qu’il n’ait été tué, comme tant d’autres professeurs polonais !

Dans l’espoir de recevoir bientôt vos articles et bonnes nouvelles.

Je suis, cher monsieur Jacquier, votre bien amicalement dévoué.

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